Exploitation forestière et vente de bois
Bois de chauffage
Vous vous chauffez au bois et cherchez du bois à couper pour vos propres besoins ?
En parallèle de nos activités forestières principales, nous avons régulièrement des arbres à exploiter (généralement déjà abattus) ou des têtes de chênes ou de hêtres. Si vous êtes intéressés contactez-nous et nous vous proposerons le cas échéant un contrat de vente de bois sur pied.
Contexte forestier
La forêt de Bort s'étend sur plus de 1000 hectares dans le cadre du GIEEF Muret de Bort (Groupement d'Intérêt Economique et Environnemental Forestier). Nous y appliquons une sylviculture raisonnée et durable, labellisée PEFC.
Voici un extrait de l'introduction du Plan Simple de Gestion qui est le document administratif légal, validé par l'Administration Publique :
1. Contexte général
La forêt concernée par ce dossier se situe en zone périurbaine, à une quinzaine de kilomètres de Limoges, entre les communes d’Ambazac, de Saint-Priest-Taurion et de Rilhac-Rancon, dans le département de la Haute-Vienne (87). Elle couvre un ensemble d’anciennes terres agricoles ayant été progressivement reboisées dans la seconde moitié du XIXème siècle puis dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle a été largement restructurée après la tempête de décembre 1999 ; cette dernière ayant causé d'importants dommages sur les peuplements existants.
La forêt présente une mosaïque de peuplements constitués de résineux (principalement douglas, mélèze et pin sylvestre) et de feuillus (chêne sessile, chêne pédonculé, chêne rouge d’Amérique). Le territoire se caractérise également par la présence de nombreux étangs privés, de zones humides en lien avec les ruisseaux du Cussou, de la Cane, du Parleur et du Lavadour ainsi que d’un important réseau de chemins forestiers bien développés.
La gestion de cette forêt regroupe aujourd’hui plusieurs entités privées familiales dans une démarche de mise en place d’un GIEEF (Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental Forestier) [...]
Ce projet vise à coordonner la gestion forestière dans une perspective multifonctionnelle, alliant production de bois, respect des milieux naturels et prise en compte des usages sociétaux.
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2. Enjeux environnementaux
2.1. Diversité des milieux et biodiversité
La présence de nombreux étangs et zones humides crée un maillage écologique riche, renforcé par les cours d’eau du Cussou, du Parleur et de la Cane. Bien que les zones humides ne soient pas inventoriées de manière officielle, une cartographie interne permet de les identifier.
Certaines parcelles abritent des bois morts, des arbres à cavités et de gros bois laissés volontairement pour leur intérêt en tant qu’habitats pour la faune (oiseaux cavernicoles, insectes saproxyliques, etc.). La stratégie forestière intègre ainsi une logique de conservation de la biodiversité.
Un IBP (Indice de Biodiversité Potentielle) a été renseigné lors des descriptions de parcelles, ce qui constitue une base de travail intéressante pour construire un plan de gestion adapté aux enjeux de conservation.
2.2. Rôle hydrologique et régulation climatique
Des captages d’eau potable destinés à l’alimentation du village de Saint-Priest-Taurion sont présents ainsi qu’un captage privé ; une attention particulière sera portée à la qualité de l’eau, en privilégiant une sylviculture respectueuse des sols et en encadrant rigoureusement les travaux mécanisés dans le périmètre du captage afin de limiter les risques de pollution ou de dégradation des zones sensibles.
Les peuplements forestiers et les zones humides jouent un rôle important dans la régulation hydrique, le ralentissement des eaux de ruissellement et la protection contre l’érosion. Le couvert forestier assure également une fonction de stockage de carbone, d’autant plus notable dans les peuplements de douglas, chêne rouge et mélèze, essences à croissance rapide.
La diversité des essences et des âges des peuplements contribue à la résilience du massif face aux aléas climatiques. Il conviendra cependant d’éviter les impasses sylvicoles en poursuivant la stratégie de diversification des essences et sylvicultures.
2.3. Patrimoine et paysage
Le territoire comprend plusieurs éléments patrimoniaux majeurs :
• situé dans un environnement remarquable, le château de Bort, son parc, les dépendances agricoles, les maisons de garde et l’ancienne école sont classés et protégés au titre des Monument Historiques (inscription ISMH le 20 avril 2020); aucune coupe rase ne sera réalisée dans son champ visuel.
Un « Observatoire Monument Historique et Gestion Durable » est en cours d’élaboration avec le concours d’un comité scientifique sous la conduite du professeur Grégory Quenet.
• les environs du domaine de Muret, ancien domaine agricole reconverti en espace de loisirs, sont à forte valeur paysagère et sont le départ de nombreux itinéraires de randonnée (dont le GRP es Monts d’Ambazac) et trail dont certains traversent les parcelles du GF.
La gestion forestière devra intégrer ces contraintes dans une logique de continuité paysagère et de respect du cadre historique.
2.4. Certification
Les forêts composantes du GIEEF sont certifiée PEFC depuis l’origine de cette certification par l’intermédiaire de leurs adhésions respectives à la coopérative UNISYLVA.
Les activités agricoles sont conduites en agriculture biologique, certifiées HVE (Haute Valeur Environnementale) et Global Gap. Un inventaire des zones d’intérêt écologique est en cours de réalisation.
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3. Enjeux sylvicoles et gestion forestière
L’ensemble des forêts concernées sont donc certifiées PEFC, garantissant une gestion durable qui respecte des critères environnementaux, économiques et sociaux. Cette certification engage les propriétaires et les gestionnaires à adopter des pratiques responsables et à préserver les équilibres forestiers sur le long terme.
L’objectif principal du projet est de valoriser la production de bois d’œuvre de qualité, notamment en feuillus (chênes sessile, pédonculé et rouge), tout en respectant la pérennité des sols et sa capacité de production. Pour ce faire, des coupes d’amélioration sont programmées afin de favoriser les arbres d’avenir, aérer les peuplements et améliorer la stabilité des forêts.
La conversion en futaie irrégulière est en cours dans plusieurs parcelles, tant en feuillus qu’en résineux.
L’irrégularisation vise à maintenir un couvert permanent, limitant les impacts paysagers et favorisant la régénération naturelle.
Les coupes rases sont volontairement limitées aux peuplements dépérissants ou ne présentant aucun avenir sylvicole.
Au fil des générations, les propriétaires ont toujours eu à cœur de diversifier les essences présentes sur le massif. Cela s’est notamment vérifié après la tempête de décembre 1999 ou, la forêt, fortement sinistrée, a été reconstituée dans un esprit de diversification. Cette volonté de diversification des essences devra perdurer dans les années à venir en incluant prioritairement la composante du changement climatique : choix de essences, dispositifs de plantation et diversification des sylvicultures.
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4. Enjeux sociétaux et usage du territoire
Le massif se situe en périphérie d’une agglomération importante (Limoges) et une secondaire (Ambazac), ce qui génère une fréquentation régulière des forêts par les habitants.
Une association (Amicale des Bois de Bort) a été créée en 2021 permettant à plus d’une centaine de membres de parcourir la forêt en harmonie avec les autres usagers de la forêt.
Plusieurs associations de pêche loisir (dont une particulièrement dynamique gérant 4 plans d’eau) sont actives sur la plupart des étangs du domaine.
Enfin, une association de chasse gère les questions cynégétiques du massif (Les Amis de la Forêt de Bort).
Les chemins forestiers sont majoritairement privés, bien entretenus et carrossables, mais restent fermés à la circulation publique. La cohabitation entre usagers (randonneurs, pêcheurs, chasseurs) est globalement bonne.
La forêt est toutefois soumise à des nuisances liées à sa proximité urbaine : intrusions motorisées, abandon de déchets … Ces problématiques appellent à un travail de sensibilisation et de communication avec les riverains et les visiteurs.
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5. Conclusion et perspectives
Le projet forestier porté dans le cadre du futur GIEEF repose sur une démarche exemplaire en termes de gestion durable, conciliant production forestière, conservation des milieux naturels et prise en compte des attentes sociétales.
Les axes prioritaires de travail dans les années à venir pourront inclure :
• la poursuite et l’extension de la gestion en futaie irrégulière, recours à la régénération naturelle,
• la valorisation des feuillus par des coupes d’amélioration ciblées,
• la réduction progressive des peuplements monospécifiques,
• le renforcement de la connaissance naturaliste (inventaires, cartographies, etc.),
• l’implication accrue des usagers dans la préservation du massif (signalétique, information, conventions d’accès),
• la mise en place d’une gouvernance concertée et active entre les propriétaires, le gestionnaire, les collectivités et les associations.
Ce territoire forestier constituera ainsi un exemple pertinent de forêt privée multifonctionnelle en zone périurbaine, au croisement des enjeux productifs, écologiques et sociaux.
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Voici un extrait de l'introduction du Plan Simple de Gestion qui est le document administratif légal, validé par l'Administration Publique :
1. Contexte général
La forêt concernée par ce dossier se situe en zone périurbaine, à une quinzaine de kilomètres de Limoges, entre les communes d’Ambazac, de Saint-Priest-Taurion et de Rilhac-Rancon, dans le département de la Haute-Vienne (87). Elle couvre un ensemble d’anciennes terres agricoles ayant été progressivement reboisées dans la seconde moitié du XIXème siècle puis dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle a été largement restructurée après la tempête de décembre 1999 ; cette dernière ayant causé d'importants dommages sur les peuplements existants.
La forêt présente une mosaïque de peuplements constitués de résineux (principalement douglas, mélèze et pin sylvestre) et de feuillus (chêne sessile, chêne pédonculé, chêne rouge d’Amérique). Le territoire se caractérise également par la présence de nombreux étangs privés, de zones humides en lien avec les ruisseaux du Cussou, de la Cane, du Parleur et du Lavadour ainsi que d’un important réseau de chemins forestiers bien développés.
La gestion de cette forêt regroupe aujourd’hui plusieurs entités privées familiales dans une démarche de mise en place d’un GIEEF (Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental Forestier) [...]
Ce projet vise à coordonner la gestion forestière dans une perspective multifonctionnelle, alliant production de bois, respect des milieux naturels et prise en compte des usages sociétaux.
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2. Enjeux environnementaux
2.1. Diversité des milieux et biodiversité
La présence de nombreux étangs et zones humides crée un maillage écologique riche, renforcé par les cours d’eau du Cussou, du Parleur et de la Cane. Bien que les zones humides ne soient pas inventoriées de manière officielle, une cartographie interne permet de les identifier.
Certaines parcelles abritent des bois morts, des arbres à cavités et de gros bois laissés volontairement pour leur intérêt en tant qu’habitats pour la faune (oiseaux cavernicoles, insectes saproxyliques, etc.). La stratégie forestière intègre ainsi une logique de conservation de la biodiversité.
Un IBP (Indice de Biodiversité Potentielle) a été renseigné lors des descriptions de parcelles, ce qui constitue une base de travail intéressante pour construire un plan de gestion adapté aux enjeux de conservation.
2.2. Rôle hydrologique et régulation climatique
Des captages d’eau potable destinés à l’alimentation du village de Saint-Priest-Taurion sont présents ainsi qu’un captage privé ; une attention particulière sera portée à la qualité de l’eau, en privilégiant une sylviculture respectueuse des sols et en encadrant rigoureusement les travaux mécanisés dans le périmètre du captage afin de limiter les risques de pollution ou de dégradation des zones sensibles.
Les peuplements forestiers et les zones humides jouent un rôle important dans la régulation hydrique, le ralentissement des eaux de ruissellement et la protection contre l’érosion. Le couvert forestier assure également une fonction de stockage de carbone, d’autant plus notable dans les peuplements de douglas, chêne rouge et mélèze, essences à croissance rapide.
La diversité des essences et des âges des peuplements contribue à la résilience du massif face aux aléas climatiques. Il conviendra cependant d’éviter les impasses sylvicoles en poursuivant la stratégie de diversification des essences et sylvicultures.
2.3. Patrimoine et paysage
Le territoire comprend plusieurs éléments patrimoniaux majeurs :
• situé dans un environnement remarquable, le château de Bort, son parc, les dépendances agricoles, les maisons de garde et l’ancienne école sont classés et protégés au titre des Monument Historiques (inscription ISMH le 20 avril 2020); aucune coupe rase ne sera réalisée dans son champ visuel.
Un « Observatoire Monument Historique et Gestion Durable » est en cours d’élaboration avec le concours d’un comité scientifique sous la conduite du professeur Grégory Quenet.
• les environs du domaine de Muret, ancien domaine agricole reconverti en espace de loisirs, sont à forte valeur paysagère et sont le départ de nombreux itinéraires de randonnée (dont le GRP es Monts d’Ambazac) et trail dont certains traversent les parcelles du GF.
La gestion forestière devra intégrer ces contraintes dans une logique de continuité paysagère et de respect du cadre historique.
2.4. Certification
Les forêts composantes du GIEEF sont certifiée PEFC depuis l’origine de cette certification par l’intermédiaire de leurs adhésions respectives à la coopérative UNISYLVA.
Les activités agricoles sont conduites en agriculture biologique, certifiées HVE (Haute Valeur Environnementale) et Global Gap. Un inventaire des zones d’intérêt écologique est en cours de réalisation.
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3. Enjeux sylvicoles et gestion forestière
L’ensemble des forêts concernées sont donc certifiées PEFC, garantissant une gestion durable qui respecte des critères environnementaux, économiques et sociaux. Cette certification engage les propriétaires et les gestionnaires à adopter des pratiques responsables et à préserver les équilibres forestiers sur le long terme.
L’objectif principal du projet est de valoriser la production de bois d’œuvre de qualité, notamment en feuillus (chênes sessile, pédonculé et rouge), tout en respectant la pérennité des sols et sa capacité de production. Pour ce faire, des coupes d’amélioration sont programmées afin de favoriser les arbres d’avenir, aérer les peuplements et améliorer la stabilité des forêts.
La conversion en futaie irrégulière est en cours dans plusieurs parcelles, tant en feuillus qu’en résineux.
L’irrégularisation vise à maintenir un couvert permanent, limitant les impacts paysagers et favorisant la régénération naturelle.
Les coupes rases sont volontairement limitées aux peuplements dépérissants ou ne présentant aucun avenir sylvicole.
Au fil des générations, les propriétaires ont toujours eu à cœur de diversifier les essences présentes sur le massif. Cela s’est notamment vérifié après la tempête de décembre 1999 ou, la forêt, fortement sinistrée, a été reconstituée dans un esprit de diversification. Cette volonté de diversification des essences devra perdurer dans les années à venir en incluant prioritairement la composante du changement climatique : choix de essences, dispositifs de plantation et diversification des sylvicultures.
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4. Enjeux sociétaux et usage du territoire
Le massif se situe en périphérie d’une agglomération importante (Limoges) et une secondaire (Ambazac), ce qui génère une fréquentation régulière des forêts par les habitants.
Une association (Amicale des Bois de Bort) a été créée en 2021 permettant à plus d’une centaine de membres de parcourir la forêt en harmonie avec les autres usagers de la forêt.
Plusieurs associations de pêche loisir (dont une particulièrement dynamique gérant 4 plans d’eau) sont actives sur la plupart des étangs du domaine.
Enfin, une association de chasse gère les questions cynégétiques du massif (Les Amis de la Forêt de Bort).
Les chemins forestiers sont majoritairement privés, bien entretenus et carrossables, mais restent fermés à la circulation publique. La cohabitation entre usagers (randonneurs, pêcheurs, chasseurs) est globalement bonne.
La forêt est toutefois soumise à des nuisances liées à sa proximité urbaine : intrusions motorisées, abandon de déchets … Ces problématiques appellent à un travail de sensibilisation et de communication avec les riverains et les visiteurs.
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5. Conclusion et perspectives
Le projet forestier porté dans le cadre du futur GIEEF repose sur une démarche exemplaire en termes de gestion durable, conciliant production forestière, conservation des milieux naturels et prise en compte des attentes sociétales.
Les axes prioritaires de travail dans les années à venir pourront inclure :
• la poursuite et l’extension de la gestion en futaie irrégulière, recours à la régénération naturelle,
• la valorisation des feuillus par des coupes d’amélioration ciblées,
• la réduction progressive des peuplements monospécifiques,
• le renforcement de la connaissance naturaliste (inventaires, cartographies, etc.),
• l’implication accrue des usagers dans la préservation du massif (signalétique, information, conventions d’accès),
• la mise en place d’une gouvernance concertée et active entre les propriétaires, le gestionnaire, les collectivités et les associations.
Ce territoire forestier constituera ainsi un exemple pertinent de forêt privée multifonctionnelle en zone périurbaine, au croisement des enjeux productifs, écologiques et sociaux.
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